La domination masculine en informatique est-elle due à ses prémisses féminines ?

Newsletter du jeudi 28 novembre 2019

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JavaScript de zéro à Héros

Qu’est-ce que l’informatique ?

Selon Wikipédia :

L’informatique est un domaine d’activité scientifiquetechnique et industriel concernant le traitement automatique de l’information par l’exécution de programmes informatiques par des machines : des systèmes embarqués, des ordinateurs, des robots, des automatesetc.

Aujourd’hui tu entendras plus souvent parler de données (voire data pour les fanas des anglicismes) que d’informations (lorsqu’on te parle d’informatique).

En fait, tu utilises l’informatique au quotidien lorsque tu te sers de ton téléphone ou de ta boîte internet ou de ta tablette ou même de ton appareil photo (numérique).

C’est bien joli tout ça mais ça n’est pas très précis.

Alors voilà, je vais te proposer le découpage choisi par la société informatique française (SIF) pour l’enseignement de l’informatique comme le dit notre ami Gilles Dowek.

Tu peux découper l’informatique en 4 grandes catégories :

  1. La théorie des langages formels
  2. Le traitement des données (informations)
  3. Les machines
  4. L’algorithmique

 

Rappels et mise en garde

Si le contenu de cette infolettre ne te convient pas tu es absolument libre de te désabonner ou simplement de refermer ce mail et d’attendre celui de demain.

Mon infolettre est organisée chaque semaine de la façon suivante :

  1. lundi je te parle d’anglais par rapport à mon blog https://doyouspeakenglish.fr 
  2. mardi je te parle de russe par rapport à mon blog https://govoritparoussky.fr
  3. mercredi je te parle de maths par rapport à mon blog https://mathstoche.fr
  4. jeudi je te parle d’informatique par rapport à mon blog https://computercode.fr
  5. vendredi je te parle de développement personnel et professionnel par rapport à mon blog https://whealthyhuman.fr
  6. samedi je te parle de langue et de culture française par rapport à mon blog https://impossiblenestpasfrancais.eu
  7. dimanche je te parle de l’apprentissage des langues par rapport à mon blog https://polyglothuman.fr

Voilà, donc si tu sais compter tu vois que ça fait 7 blogs pour 7 jours donc 1 blog par jour.

 

Tu sais maintenant à quoi t’attendre en lisant cette infolettre.

Si tu apprécies mon travail alors partage-le partout où tu pourras parce que c’est le meilleur service que tu puisses me rendre et rendre aux gens que tu apprécies.

Bonne lecture !

 

La théorie des langages formels

 

La théorie des langages est à la croisée des mathématiques, de l’informatique et de la linguistique.

 

Ici on se place dans le cadre de l’informatique donc on va réfléchir en terme de communication entre l’homme et la machine.

 

Les langages de programmation, comme C, Python, JavaScript, Swift ou autres, ont pour fonction de pouvoir donner des instructions à la machine.

 

La première personne au monde à avoir établi un programme informatique, au sens de liste d’instructions à exécuter par une machine, est une femme Lady Ada Lovelace.

 

En fait, des langages formels tu en connais bien d’autres qui sont antérieurs aux langages de programmation.

 

Penses à la façon dont on écrit la musique, penses à la façon dont on écrit les mathématiques, penses à la façon dont on écrit la phonétique.

 

Contrairement à ce que tu pourrais croire, les langages formels sont beaucoup plus simples que nos langues naturelles.

 

Pourquoi ?

 

Parce que les langages formels sont limités et prévisibles.

 

Bientôt, lorsque j’arrêterai de procrastiné sur ces tâches, je publierai les nouvelles interview que j’ai réalisé et tu pourras entendre Yohan expert en langages de programmation qui m’avoue avoir du mal dans l’apprentissage des langues étrangères…

 

Et pour cause, lorsqu’on apprend un langage formel c’est pour un usage précis et délimité avec en plus une relation asymétrique entre le maître (le programmeur) et l’esclave (la machine) alors que pour les langues naturelles l’interaction se fait avec un autre individu qui nous est semblable au moins pour le pouvoir du libre arbitre…

 

… du coup, tu ne peux pas prévoir ce que le langage pourra produire, n’en déplaise aux académiciens qui voudraient enfermer la langue française pour la dresser.

 

Passons maintenant à la section suivante.

 

L’information (ou les données)

 

Ce n’est pas donné à tout le monde de traitement toutes ces données…. bon j’avoue la vanne était facile.

 

Si tu as lu l’infolettre d’hier (sinon et bien la voici en vidéo) tu auras remarqué que même les nombres ne sont en fait que des représentations de codages, des conventions d’écriture (en fait c’est valable pour tout langage).

 

En fait, tu peux aller plus loin, et les informaticiens l’ont déjà fait sinon tu ne pourrais pas lire ce que je t’écris, en codant numériquement toute donnée.

 

Typiquement, quand on te dit qu’au final tout ce qui est sur ton ordinateur n’est rien d’autre qu’une suite de 0 et de 1 cela signifie que l’on a établi un codage ou table de conversion.

 

Il faut que tu prennes ça de la même manière que tu abordes un dictionnaire de langue étrangère à la différence près que cette fois il n’y a pas d’ambiguïté possible, tout ce que tu vois sur ton écran est associé à un codage unique sans équivoque.

 

Ainsi le nombre 10 en base 2 représente le nombre 2 en base 10, le nombre 65 dans le système d’encodage UTF-8 représente la lettre A…

 

Une image en noir et blanc est représentée par une matrice (un tableau de nombres) composée de 0 (absence de pixel noir) et de 1 (présence de pixel noir).

 

Tu peux retrouver cette même problématique avec les adresses de tes sites web favoris parce qu’en fait https://computercode.fr n’est rien d’autres qu’un codage humain pour faire la liaison avec l’adresse ip (une suite de nombre compris entre 0 et 255) du serveur qui héberge les fichiers du site web.

 

Au final, toutes ces machines que tu utilises, traitent et ramènent l’information à des mots écrits en langage binaire c’est-à-dire composés de 0 et de 1.

 

Justement, parlons des machines.

Les machines

 

 

Frances Allen est une pionnière de la parallélisation automatique des programmes, c’est-à-dire de la transformation de programmes destinés à être exécutés sur un ordinateur séquentiel – contenant un unique processeur – en des programmes destinés à être utilisés sur un ordinateur parallèle – contenant plusieurs processeurs. Elle est aussi à l’origine de nouvelles méthodes, fondées sur la théorie des graphes, pour optimiser les programmes. Elle a reçu le prix Turing en 2006 pour ces travaux.

 

 

Les machines que l’on appelle ordinateur (en français), grâce à notre ami Jacques Perret, respectent grosso modo ce qu’on appelle encore l’architecture de Von Neumann.

 

 

Alors l’architecture de Von Neumann c’est :

  • une mémoire vive (RAM : Random Access Memory, accès aléatoire à la mémoire)
  • un processeur, qu’on peut décomposer en une unité de contrôle et une unité de calcul arithmétique et logique (UAL)
  • des dispositifs périphériques (écran, clavier, souris, micro…)
  • un canal de communication entre la mémoire, le processeur et les périphériques, appelé bus

Qui a inventé l’ordinateur ?

 

Dans le livre, l’informatique pour tous (lien affilié Amazon : https://amzn.to/37HrQt7 c’est le même prix si tu achètes et je touche une commission), on peut lire :

 

Contrairement à la pénicilline, il est très difficile de dire qui a inventé l’ordinateur.

Sans remonter aux machines à calculer du XVIIe siècle de Wilhelm Schickard, Blaise Pascal, Gottfried Wilhelm Leibniz, etc., ou à la machine analytique imaginée au XIXe siècle par Charles Babbage, l’apparition de l’ordinateur a été préparée par une grande créativité dans le domaine de la construction de machines à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec, par exemple, la machine à recensement de Herman Hollerith cons- truite en 1889 ou l’analyseur différentiel de Harold Locke Hazen et Vannevar Bush construit entre 1928 et 1931, qui étaient déjà des machines polyvalentes.
La notion d’universalité a été définie mathématiquement en 1936 par Alonzo Church et Alan Turing et il semble que la première machine universelle ait été le Z3, construite en 1941 par Konrad Zuse, même si on ne s’en est rendu compte qu’a posteriori. La première machine électronique à utiliser le binaire semble avoir été la machine Colossus, construite par Thomas Flowers au cours de la seconde guerre mondiale, mais cette machine n’était pas universelle. La première machine conçue pour être universelle fut sans doute l’ENIAC, construite en 1946 par John Mauchly, Presper Eckert et John Von Neumann. Pour certains néanmoins, ce n’était pas encore un ordinateur, son programme n’étant pas enregistré dans la mémoire. La première machine à pro- gramme enregistré a sans doute été la machine Baby, construite à Manchester en 1948 par Frederic Williams, Tom Kilburn et Geoff Tootill.
Il semble donc difficile d’attribuer l’invention de l’ordinateur à un inventeur unique. Il y a plutôt eu un foisonne- ment d’innovations de la fin des années trente au début des années cinquante qui, chacune à sa manière, ont contribué à l’invention de l’ordinateur.

 

L’algorithmique

 

Contrairement à ce que tu pourrais croire, et aussi paradoxal que ça puisse te paraître, les algorithmes existaient avant même que leur nom existe… et probablement même avant que le langage existe…

 

Ben oui, quand homo habilis taille des bifaces il utilise un algorithme c’est-à-dire une procédure descriptive de chaque action à accomplir dans un temps fini pour obtenir un résultat donné.

 

Si tu as déjà suivi ou indiqué un itinéraire (pédestre, routier ou utilisant n’importe quel transport) alors tu as déjà utilisé un algorithme.

 

Si tu as déjà suivi ou créé une recette de cuisine alors tu as déjà utilisé un algorithme.

 

Si tu as déjà monté et/ou construit un meuble alors tu as déjà utilisé un algorithme.

 

Le jour où tu as appris à faire tes lacets ou un noeud de cravate tu as utilisé un algorithme.

 

Si tu as déjà interprété ou composé un morceau de musique tu as utilisé un algorithme.

 

C’est bon pour toi ou tu as besoin d’exemples supplémentaires ?

 

En clair, les algorithmes sont partout dans ton quotidien depuis ta naissance et même avant…

 

… ben oui, au final, si tu y réfléchis bien, tes parents ont suivi un certain algorithme pour te concevoir… l’algorithme le plus apprécié de l’humanité… enfin je parle pour moi, après peut-être qu’il ne plaît pas, après tout il y a de grosses mises à jour en perspective si ça t’intéresse… pour ma part je préfère la méthode naturelle… mais ça n’engage que moi.

Conclusion

 

Voilà c’est terminé pour aujourd’hui.

J’espère que ça t’a plu.

Si c’est le cas partage partout autour de toi.

Rendez-vous à demain.

Et n’oublie pas :
Chaque jour est une occasion de devenir meilleur (que tu ne l’étais hier)

PS : toutes mes formations gratuites ou payantes sont disponibles sur https://laurentgarnier.podia.com

JavaScript de zéro à Héros

 

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